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Sites
Touristiques ouverts au public
| Château
de Prouzel
4,
rue de l'église - 80160 Prouzel
Tél. : 03 22 42 12 81
Visites
libres des extérieurs du 4 juillet au 6 septembre de 10h à
17h
On doit la
construction de ce château en 1699 et 1700 à
Adrien Creton, conseiller du roi, maire d’Amiens. A sa mort, il
laissa le domaine à son fils, qui à son tour le légua
à sa mort, à son neveu Louis-Joseph Gaillard d’Auberville,
conseiller du roi. Bien que construit à la fin du XVIIème
siècle, ce n’est que sous Louis XVI, que fut aménagé
l’intérieur du château. La décoration
fut confiée à Jacques Rousseau, l’architecte amiénois.
Il travailla à Prouzel probablement à une date se situant
en 1760 et 1785. C’est à la même époque que
furent construites en brique les dépendances.
Marie-Amélie Gaillard d’Auberville hérita de son père,
le domaine. Elle épousa le général Léon Juchault
de Lamoricière, qui se distingua surtout en Algérie. C’est
vers 1860, après sa défaite à Castelfidardo, qu’il
se retira à Prouzel ; il y mourut le 11 septembre 1865. Madame
de Lamoriciére vendit le domaine en 1880, au baron de l’Epine.
Une longue allée à la française, aménagée
en 1904, conduit au château, un édifice à
la fois simple et sobre, de plan rectangulaire, constitué
d’un corps de logis flanqué de deux ailes. L’élévation
est à deux étages pour l’ensemble de ce bâtiment
alors que les deux ailes basses le prolongeant au nord et au sud ont une
élévation à un seul étage surmonté
d’un toit à la Mansart. Du
côté de la cour d’honneur, l’avant-corps central
est surmonté d’un fronton triangulaire. Du côté
du jardin, l’avant-corps est à trois pans et forme un pavillon.
La décoration sculptée est très sobre et se limite
presque exclusivement aux guirlandes de feuilles surmontant la porte d’entrée
au centre de chacune des deux façades. La clef des arcs
des fenêtres est aussi ornée d’une feuille d’acanthe.
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| Château
de Wailly
Rue
Petit Rond - 80160 Wailly (hameau de Conty)
Tél. : 03
22 38 16 07
Visites
libres, extérieur et chapelle, de 12h à 18h du 1er
juillet au 10 août
Elevé
sur le bord de la terrasse, le château doit remonter
aux années 1630. Il comporte un étroit
pavillon central encadré de larges ailes, ces dernières
flanquées en façades de petits pavillons saillants, accolés
sur les côtés. Au Sud, un corps intermédiaire disposé
en équerre le relie à un second corps de bâtiment,
parallèle à lui, abritant dépendances et logements
de service. C’est ce second bâtiment, directement
adossé à la falaise crayeuse, qui constitue le château
actuel.
L’accès se fait par une longue chaussée traversant
la vallée. Au début des années 1770, le duc
de Croÿ décide de l’abandonner au profit d’une
nouvelle chaussée, perpendiculaire à la première
et prolongeant la terrasse vers le Nord. Elevés de part et d’autre
de ce nouvel accès, deux grands et longs corps de communs en pierre
blanche contribuent à renforcer l’allure majestueuse de la
composition. Vers 1780, le duc décide d’ajouter à
l’entrée de la cour d’honneur deux grands et hauts
pavillons, couronnés de frontons triangulaires. Le pavillon de
droite, seul conservé, témoigne de la qualité de
cette architecture. Tout doit être achevé lorsque, le 27
octobre 1785, l’évêque d’Amiens accorde l’autorisation
de dire la messe dans la chapelle nouvellement construite
au rez-de-chaussée.
A
la veille de la Révolution, de nouvelles et importantes dépendances
en pierre viennent entourer l’avant-cour, reliant le pavillon nord-ouest
aux remises et formant un vaste hémicycle adossé
à la falaise, dans le style néoclassique
en faveur à l’époque.
Le 24 juin 1791, une bande de 600 paysans vient brûler et mettre
à sac le château, bientôt déclaré bien
national.
Après la tourmente, les Croÿ parviennent à recouvrer
la majeure partie de leurs biens. Ils se consentent de rendre habitable
une partie des dépendances nécessaires à la gestion
du domaine et aux chasses données dans les grands bois. L’incendie
qui détruit partiellement ces bâtiments en 1895 les amène
à faire restaurer l’extrémité Ouest du château
actuel.
Lorsqu’en 1919, il rachète le domaine à Ferdinand
de Croÿ et à sa sœur, le baron Alexis de l’Epine
trouve un ensemble de construction éprouvé par un long abandon,
et bientôt par l’incendie qui, trois ans plus tard, ravage
le corps de bâtiment adossé à la falaise au point
de n’en laisser subsister que les murs.
Entre 1940 et 1945, le château devenu caserne, a abrité
jusqu’à 150 soldats. Le château abrite quelques
jours, en 1944, l’état-major du maréchal Montgomery.
Vraisemblablement commencé en 1788 et resté inachevé,
l’hémicycle constitue l’une des plus étonnantes
réalisations du goût néoclassique en Picardie. Entièrement
construite en pierre, sa longue façade en demi-cercle, régulièrement
percée de fenêtres béantes, se développe sous
une forte corniche, à partir d’une porte surmontée
d’un fronton triangulaire. L’épaisseur
des maçonneries et la présence d’amorces de voûtes
en briques attestent qu’il ne s’agissait pas d’un simple
décor, mais bien d’un ensemble de vaste salles voûtées.
Subsiste toujours le colombier seigneurial en forme de
tour octogonale. |
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Chapelle
Notre Dame des Vertus de Nampty
Le sas est ouvert toute l’année
Visite
guidée sur demande au 06 76 18 57 45
Elle
existait déjà en 1175. Les archives de Corbie nous apprennent
que la congrégation religieuse des Augustins de Saint-Laurent-au-Bois,
reçoit en aumône au milieu du XIème
siècle, de vastes domaines incultes, dont Nampty-Coppegueule.
Puis,
les moines construisent une métairie et une chapelle. Vers 1206,
les « Augustins » adoptent la règle de Saint-Benoît
et se réfugient à l’abbaye de Corbie qui recueille
leurs biens. C’est ainsi que la chapelle passe sous la juridiction
de la grande abbaye de Corbie.
Il
s’agit d’un petit édifice du XVIIIème
siècle en pierre de pays, surmonté d’un clocher en
charpente. Le chœur à l’extérieur est plus élevé
que la nef.
Depuis plus de deux siècles, la chapelle a été
épargnée par toutes les guerres, de la Révolution
aux deux guerres mondiales en passant par la guerre de 1870. Ce qui fait
dire aux habitants que Notre-Dame des Vertus protège Nampty, puisque
aucune personnes du village n’est décédée pendant
tous ces conflits.
La chapelle a servi de sépulture à une
dizaine de personnes. Parmi elles, deux conseillers du Roi. Le
premier est décédé en 1747. Le deuxième est
décédé en 1797. L’abbé Lescureux, curé
de Neuville–les-Loeuilly et l’abbé Rocque, curé
de Saint-Rémi à Amiens y ont été inhumés
respectivement en 1754 et en 1890.
Sur les murs, on trouve une cinquantaine d’ex-voto dont
le plus ancien date de 1878, des trophées militaires –
épaulettes, képis, épées, brassards, médailles,
croix de guerre trois étoiles… |



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Chapelle
Saint Lambert de Sentelie
Ouvert le samedi et dimanche de 10h à 18h d’avril
à octobre et jours fériés
Renseignements au 03 22 90 10 95
Cet édifice, classée aux Monuments Historiques depuis
le 18 mai 1926, construit en pierres, est la création
d’un architecte du XVIème siècle.
Le terrain fut offert par Pierre Duriez.
La chapelle se compose d’une nef et d’une abside
à trois pans. Le portail ne comporte aucune ornementation. C’est
une baie cintrée en anse de panier. Les deux contreforts
qui la flanquent viennent seuls rompre la monotonie de cet ensemble, tout
en soutenant un pignon et terminé par un campenard. Au-dessus
de l’entrée principale est fixée l’inscription
mortuaire d’un ancien curé de la paroisse de Sentelie, l’abbé
Bocciardi, mort le 14 juillet 1830. Une corniche moulurée
couronne tout l’édifice.
Sous la fenêtre centrale de l’abside on a placé quelques
inscriptions funéraires.
Elles indiquent que non loin de là reposent trois anciens pasteurs
de la paroisse :
- Charles François Delaplanche, mort le 10 avril
1753,
- Joseph Bernard Ternisien, né à Souplicourt,
curé de Sentelie, de 1753 à 1767, vicaire général
de l’évêque de Tulle, mort à Amiens le 12 ventôse
an XII, à 77 ans et demi,
- François Noël, né à Doullens,
curé à partir de 1767, décédé le 8
décembre 1809.
L’intérieur de la chapelle forme un beau vaisseau. La nef
est divisée au moyen d’une clôture de bois,
en deux parties à peu près égales : la première
pour les fidèles, l’autre servant de chœur. Une sablière
en bois sculpté, sur laquelle vient s’appuyer la charpente
du toit, fait le tour du monument. Dix blochets ornés alternativement
de têtes d’hommes ou de femmes diversement coiffées,
divisent cette sablière à intervalles réguliers.
L’objet le plus curieux que renferme la chapelle de Saint-Lambert
est certainement un tronc destiné à recevoir les
aumônes des fidèles. C’est une portion de poutre d’environ
un mètre de hauteur, posée debout sur le sol en
manière de borne ; une sorte d’armure composée de
lames de fer réunies par de gros clous, la blinde entièrement
et lui donne un aspect des plus singuliers.
Ce monument est le but d’un pèlerinage.
Les infirmes s’y rendent tout particulièrement et jadis des
trophées de béquilles étaient suspendus
comme ex-voto près de l’autel.
La chapelle accueille les habitants lors des commémorations
de la Première Guerre Mondiale. En effet, les noms des
villageois morts au cours de ce conflit ne figurent sur aucun monument
aux morts, mais sur une plaque scellée dans un des murs
de pierre blanche de la chapelle. |



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Parc
et jardin du château de Tilloy-les-Conty
13 place de la Liberté - 80160 Tilloy-les-Conty
Tél. : 06 70 54 09 36
Visite guidée sur rendez-vous le dimanche de 14h30 à 18h30
du 1 avril au 1er octobre
Ce manoir qu’on pourrait qualifier de maison de campagne de notables
de la deuxième moitié du XVIIIème
siècle, appartenait à une famille du nom de Boullet
à la fin de l’Ancien Régime. Ces
maisons de campagne, appelées aussi maisons de plaisance, étaient
l’expression d'un changement de vie des classes aisées qui
recherchaient dans le courant du XVIIIème
siècle le confort à la campagne en même temps que
la découverte de la nature, préoccupation qui n’empêchait
pas celle d’exploiter des biens en terres. Or, les découvertes
archivistiques ont permis de savoir que cette maison de campagne a bien
succédé à un autre édifice, type manoir implanté
sur une propriété de caractère agricole.
Le
manoir de plan rectangulaire est coiffé d’un toit à
quatre versants en ardoise sur une charpente en bois chevillée.
L’architecture extérieure montre un certain raffinement et
excellence dans son exécution. Les assises sont régulières.
L’appareil, reposant sur des fondations en brique,
est en pierre de taille aux joints presque vifs. Un avant-corps sur chacune
des façades. Une porte d’entrée avec perron entourée
d’une baie d’un côté, et un ensemble de trois
ouvertures dont une porte centrale donnant sur un large perron, accessible
par quatre marches de l’autre côté. Les façades
et toitures, le hall d’entrée, ses 2 paliers et escaliers,
ainsi que son parc en totalité, sont inscrits sur l’Inventaire
Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 19 juillet 2004,
à la demande des propriétaires actuels, Monsieur et Madame
BENOIST.
L’aménagement
du parc du 8 hectares date probablement du dernier quart du XIXème
siècle. Entouré de pelouses, dont la pelouse centrale
côté est, ceinturée d’une allée
tournante, le manoir s’ouvre sur cette grande allée axiale,
bordée d’une double rangée de tilleuls plantés
en quinconce. De ce côté, le parc est complètement
boisé et comprend des allées nouvelles s’ordonnant
autour d’une étoile située au nord-est. Les espèces
sont variées puisqu’on trouve non seulement des tilleuls
mais aussi des chênes, des hêtres, des charmes, des frênes
et des marronniers, enfin quelques pins sylvestres du côté
de l’entrée et un beau genévrier non loin d’une
autre grande allée moins longue dans l’axe du pignon nord
du manoir.
Jardin comprenant un petit jardin à l'anglaise avec mixed-border,
165 variétés de roses. Percée sur la campagne et
avenue cavalière majestueuse.
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